Je crois qu’un site agit un peu comme un révélateur chimique. Il ne fabrique pas le flou, mais il le montre très vite. Dès qu’une organisation n’a pas encore tranché ce qui doit venir en premier, ce qui relève de la preuve, ce qui est secondaire ou ce qui pourrait être supprimé, la structure web en porte les traces.
Ça se voit dans les menus trop chargés, dans les pages qui se recouvrent, dans les titres très généraux, dans les blocs qui veulent tous être importants en même temps. Une hiérarchie absente finit toujours par devenir une hiérarchie confuse.
Le plus intéressant, c’est que le web oblige à choisir. On ne peut pas tout mettre au même niveau très longtemps sans créer de la fatigue. C’est pour ça qu’un site est aussi un bon outil de clarification interne, pas seulement un support externe.
Quand le discours est mieux hiérarchisé, le site respire. Ce n’est pas un détail visuel. C’est une conséquence directe d’un choix plus net sur ce qu’on veut faire comprendre.