Une page web est rarement mauvaise parce qu’elle manque totalement d’informations. Elle l’est plus souvent parce qu’elle ne sait pas très bien ce qu’elle attend de la personne qui la lit.

Veut-on qu’elle contacte ? Qu’elle s’inscrive ? Qu’elle comprenne l’offre ? Qu’elle télécharge ? Qu’elle passe à une autre page plus précise ? Tant que cette question n’est pas claire, la construction du parcours reste hésitante. On multiplie les appels, on disperse les intentions, on charge la page pour être sûr de ne rien oublier.

À l’inverse, dès que la suite attendue est plus nette, beaucoup de décisions deviennent plus faciles : ordre des blocs, place des preuves, ton, longueur, type d’appel à l’action. La page cesse de tout vouloir et commence enfin à conduire.

Je trouve cette question utile parce qu’elle est simple, presque trop simple. Mais c’est justement pour ça qu’elle oblige à trancher.